Marymount teacher featured in Neuilly Magazine highlighting the importance of Early Years education
Marymount teacher featured in Neuilly Magazine highlighting the importance of Early Years education

Marymount Merlins teacher, Ms. Mary Laverty, was recently featured in the local Neuilly Magazine highlighting the importance of Early Years education, as they lay the essential foundations that each student needs to begin their lifelong learning experience. Please see the original article in French below for a glimpse of this Early Years teacher extraordinaire!

Originally published March 2018 in Neuilly Magazine (https://en.calameo.com/read/0048329373642c1951944)

Mary Laverty, de l'importance des premières années d'école

« Ne forcez pas un enfant. Laissez-le être maître de son instruction. Sa curiosité naturelle lui procure une capacité extraordinaire d'apprentissage » explique avec grande conviction Mary Laverty, maîtresse en chef des Merlins de Marymount. Les Merlins est une sorte de Toute-Petite-Section version école américaine, qui accueille les 2-3 ans à Neuilly. « Cet âge est si important dans la vie d'un enfant. Cela le prédispose pour une vie d'apprentissage » insiste-t-elle. Sa classe ressemble à une ruche. Les enfants s'y affairent à peindre, remplir un bassin d'eau, se déguiser, lire...tous en même temps et sans drames insurmontables. Des chansons comme des rituels marquent les transitions. Une grande liberté au sein d'une structure. Comme tirée d'un livre pour enfants de la mythologie celtique, Miss Mary, surnommée ainsi par les petits Merlins, a la générosité et la chaleur de ses origines irlandaises. Débordante d'énergie, elle ne se ménage pas : on la voit à la fois assise sur une mini-chaise, accroupie, agenouillée s'extasiant devant un enfant qui lui remet fièrement son gribouillage, à chanter de tout son cœur, à leur apprendre ses pas de danse traditionnelle de son Île d'Émeraude, et à rire aux éclats. Du bonheur à l'état brut.

Dès ses treize ans, la petite Mary se porte volontaire pour s'occuper des 3-4 ans pendant la pause déjeuner à l'école, et s'étonne elle-même d'y prendre beaucoup de plaisir. De là naît sa raison d'être. Durant ses premières années, elle découvre et applique Montessori : « L'accent est mis sur l'indépendance de l'enfant en lui enseignant dès trois ans des compétences dont il aura besoin toute sa vie. » Cinq ans après, la voilà qui retourne étudier afin de se diplômer dans la petite enfance. A l'issue de sa formation, son tuteur l'oriente vers une école ou les fondamentaux s'acquièrent par le jeu. « C'était très perturbant au début : les enfants n'avaient pas de structure et pouvaient faire ce qu'ils voulaient » raconte-t-elle.

À la question « est-ce bénéfique pour l'enfant ? », la maîtresse répond « bénéfique d'une autre façon. Retiendrez-vous mieux les couleurs assis sur une chaise face à un catalogue les déclinant, ou à faire vos propres expérimentations ? » Touché. Elle va combiner le meilleur des deux mondes, à la sauce Miss Mary en essayant d'attirer les enfants vers une activité naturellement, et à leur rythme. Tout en douceur et en explications. Et la connexion passe.

Dans sa classe du boulevard de la Saussaye, elle mélange ses influences montessoriennes et son approche de la pédagogie ludique : un coin pour les jeux désordonnés, un coin pour la lecture, un autre coin pour la table d'écriture et de créativité : « Les enfants aiment beaucoup voir leur travail exposé. J'arrête la classe dans l'esprit « breaking news » : Regardez et admirez l'œuvre de Paul. » Elle s'amuse à dire qu'on la trouve toujours à faire les poubelles en quête de nouveaux matériaux d'exploration. Ce mois-ci, les Merlins ont construit un camion pompier à partir de cartons récupérés, des bonbonnes à oxygène dans des bouteilles de lait, et tout l'accoutrement du pompier d'active. Le recyclage marche à plein pot. Les enfants développent leurs compétences de motricité fine à peindre avec toute sorte de matériels : des bouchons de bouteille aux cotons-tiges. Et Miss Mary de construire l'apprentissage autour du thème : « Apprendre les couleurs ou à compter arrive par accident. Le principal est qu'ils s'amusent. »

La jeune femme, originaire du comté de Louth, au nord de Dublin, aime Neuilly pour ses grands arbres qui lui rappellent les paysages luxuriants de son Irlande natale. Son rêve : se former à la pédagogie Reggio*. Fidèle à ses péceptes, ell croit en une vie d'apprentissage continu pour le plus grand épanouissement des petits Merlins.

*La pédagogie Reggio est une philosophie et une pratique de l'éducation, à l'origine pour les jeunes enfants, développées au cours des années 1960 par Loris Malaguzzi dans sa ville de Reggio Emilia.